Editorial
Un demi-siècle, c'est bien court pour atteindre les objectifs que Gérard Bourgarel et PRO FRIBOURG s'étaient fixés en 1964. Parvenu non sans encombre sur les marches d'un siècle nouveau, notre mouvement n'entend pas se contenter de contempler le passé.
Les quartiers anciens protégés et les monuments dits historiques semblent hors de danger, pour autant que l'on continue à y prendre garde. Fribourg est devenu un centre d'activités, de spectacles et de créations enviable. Mais l'effort doit être poursuivi, soutenu par un engagement des collectivités publiques sur le long terme et marqué par l'ouverture et le courage. L'heure est à d'autres engagements, à d'autres combats. L'aménagement du territoire, la mobilité et le développement des nouvelles énergies exigent une attention constante.
La croissance démographique fulgurante de notre canton a eu pour conséquence une urbanisation débridée et incontrôlée de nos campagnes, villes et villages. Cela aurait pu se faire dans un souci de qualité, mais les promoteurs avides ont trop souvent dicté une autre loi. Celle du profit à court terme. L'administration, étouffée par sa propre paperasse, n'a rien vu passer.
Mal partis, les villes, les quartiers et les villages doivent maintenant être repensés, réparés, transformés pour offrir de nouvelles qualités à leurs usagers et en impliquant ceux-ci. Des professionnels compétents - bien formés dans nos écoles - sont prêts à relever ces défis. Le canton a déjà donné le ton en choisissant ses nouvelles constructions sur des critères de qualité au travers de concours d'architecture. Signe encourageant, des communes s'y mettent aussi.
50 ans, c'est pas assez! Continuer ce qui a été entrepris et nous ouvrir à ces défis nouveaux, avec votre aide ce sera certainement possible. C'est notre engagement.
Jean-Luc Rime