Editorial
Rendre hommage à Louis Vonlanthen en 2005, c'est combler une lacune. Depuis sa mort brutale en 1937, aucune véritable rétrospective ne lui a été consacrée, à l'exception d'un exposition au Musée singinois pour le 50e anniversaire de sa disparition, et encore moins une étude approfondie. Le temps passe et fait son œuvre: les tableaux se dispersent, les documents se perdent, les souvenirs familiaux s'estompent et s'éteignent.C'est donc bien le rôle de notre revue de servir de support à cet ultime travail de mémoire.
Pour la troisième fois, après François Birbaum et Raymond Buchs, notre publication est accompagnée par une exposition, cette fois au Musée gruérien de Bulle, donnant à nos lecteurs la chance d'un contact direct avec une œuvre multiple et déconcertante. Car Vonlanthen ne peut se réduire au rôle de représentant d'une aléatoire "école fribourgeoise" du paysage.
Gérard Bouragrel